L'hépatite C

Prévalence de l'hépatite C dans le monde

Les risques médicaux du ChemSex et du SLAM

Depuis une dizaine d’années, des Nouveaux Produits de Synthèse (NPS), plus de 450 au niveau européen, sont apparus sur le marché des drogues récréatives et ils comprennent principalement les cathinones de synthèse (4 MEC, 3 MMC…), les phénétylamines (MDMA, amphétamines) et les cannabinoïdes de synthèse, mais aussi des dérivés de pipérazines (BZP, mCPPP), les tryptamines (DMT) ou de nouveaux opioïdes.
Parmi les cathinones, la méphédrone (4MMC) a été le dérivé qui a suscité le plus d’engouement dans le milieu festif gay. A la suite de plusieurs décès, cette drogue a été classée comme stupéfiant en 2010. Elle a été remplacée par un grand nombre de molécules, de structure chimiques voisines et aux effets approchants (4-MEC, 3-MMC, methylone, buphédrone, MDPV, 3,4 DMMC, pentedrone, butylone etc..), vendues sur de nombreux sites internets, entre 8 et 20 euros/gr, où ces produits sont souvent désignés comme "Research chemicals" ou "Designer drugs" ou "sels de bain" (en poudre, cristaux, comprimés..). Tous les dérivés des cathinones ont été classés comme stupéfiants en 2012.
Les NPS commandés ne sont pas forcément ceux qui sont reçus et consommés.

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Coinfection VIH/VHC : effets de la consommation de café
et de cannabis sur le foie

Deux études réalisées dans le cadre de la cohorte ANRS CO13-HEPAVIH de patients co-infectés par le VIH et l’hépatite C mettent en évidence un risque moins élevé de fibrose hépatique chez les patients qui consomment au moins trois tasses de café par jour, quel que soit leur niveau de consommation d’alcool, et un risque moins élevé de stéatose hépatique chez les consommateurs quotidiens de cannabis. Ces résultats, qui devront être confirmés, soulignent l’importance de prendre en compte les comportements de consommation dans la prise en charge et le suivi clinique des patients coinfectés. Les résultats de ces deux études menées par Patrizia Carrieri et ses collègues (Inserm Unité 912, SESSTIM, Marseille et Unité 1219, Bordeaux) sont présentés en poster le 26 Juillet 2017 lors de la 9ème Conférence scientifique sur le VIH (IAS 2017) organisée par l’International AIDS Society et l’ANRS à Paris, du 23 au 26 Juillet 2017.

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Hépatite B, Hépatite C : on fait le point ?

A l'occasion de la Journée Nationale de Lutte contre les Hépatites, Santé Publique France publie une infographie des hépatites C et B et également un ensemble de documents pour faire le point : 

Surveillance des hépatites B et C

Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BE)

14 Bulletins régionaux 

Données épidémiologiques actualisées pour l'hépatite B et l'hépatite C

TROD

L'arrêté encadrant les conditions de réalisation des tests rapides d'orientation diagnostique de l'infection par les VIH et de l'infection par le virus de l'hépatite C en milieu médico-social ou associatif a été publié au Journal officiel le 5 août 2016
Ses dispositions sont entrées en vigueur en septembre 2016.

Les manifestations extra-hépatiques de l'hépatite C

Les manifestations extra hépatiques (MEH) viennent du fait que le virus de l’hépatite C (VHC) n'attaque pas uniquement le foie. Il se multiplie aussi dans d'autres tissus et il induit une prolifération des cellules B spécifiques (lymphocytes). Cette réaction exagérée de l'organisme, qui produit beaucoup d’anticorps pour se débarrasser de l’intrus VHC entraîne une inflammation anormale, source de symptômes divers et sans rapport direct avec le foie. Certains anticorps produits par les lymphocytes B sont des auto-anticorps qui prennent pour cible les cellules saines de l'organisme.

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Les AAD aussi efficaces dans le contexte africain

Essais de l'ANRS sur la faisabilité, la tolérance et l'efficacité d’un traitement antiviral sans interféron associant sofosbuvir et ribavirine dans le traitement de l’hépatite C chronique de génotype 1, 2 et 4 en Afrique Centrale et de l’Ouest (Cameroun, Côte d'Ivoire, Sénégal)

Les résultats

Usagers de drogues au Vietnam : une étude plaide pour un accès large aux traitements contre le VHC 

Réalisée à Hai Phong, l’étude ANRS/NIDA DRIVE-IN, soutenue par l’ANRS et le National Institute on Drug Abuse (NIDA) des USA, met en évidence une réduction importante de l’incidence du VIH parmi les usagers de drogues, grâce à un vaste programme de réduction des risques et d’accès aux traitements antirétroviraux. 

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Réactivation du virus de l'hépatite B ?


Mars 2016 : L’Agence Européenne du Médicament a demandé une réévaluation des traitements contre l’hépatite C, à base d’antiviraux à action directe (AAD). Des soupçons existent en effet sur une possible réactivation du virus de l’hépatite B suite à ce traitement.

Plusieurs études récemment publiées viennent en effet de mettre en évidence une possible réactivation du virus de l’hépatite B (HBV) chez des patients co-infectés par le virus de l’hépatite C (HCV) et ayant reçu un traitement à base d’AAD.

Le traitement de l'hépatite C efficace sur les lésions de la porphyrie cutanée tardive

publié le 31/01/2017, JIM
La porphyrie cutanée tardive, (PCT), la plus fréquente des porphyries, est liée à un déficit en uroporphyrinogène-décarboxylase. Près de la moitié des patients souffrant de PCT sont infectés par le virus de l’hépatite C. Une courte communication dans JAMA dermatology présente les cas de trois patients souffrant d’une PCT et d’une hépatite C. Chez deux d’entre eux, l’hépatite a été découverte à l’occasion du bilan de la PCT.
Ces patients ont été traités par l’association ledipasvir-sofosbuvir pendant 8 ou 12 semaines, ce qui a entraîné une rémission complète des lésions de PCT dans deux cas, et une amélioration marquée dans le troisième cas.
Les auteurs ne commentent pas la place que pourraient prendre les manifestations cutanées de l’hépatite C dans les indications des nouveaux anti-viraux directs. On sait en effet que ces indications doivent prendre en compte le coût du traitement.
Dr Daniel Wallach

Retarder le traitement contre l’hépatite C conduit au cancer du foie et au décès

Le modèle mathématique a été basé sur les données issues des hommes qui ont des rapports avec des hommes en Suisse.
Il a constaté que si le traitement avec les médicaments les plus récents avait commencé dans l’année qui suivait le diagnostic, 2% des patients finiraient par avoir un carcinome hépatocellulaire (CHC), un type de cancer du foie, et 3% mourraient de complications liées au foie. Il n’y avait aucun bénéfice à commencer le traitement dans le mois qui suivait le diagnostic plutôt que dans l’année.

Par contre, si le traitement était retardé jusqu’à ce que les patients souffrent d’une fibrose du foie grave (stade F3), 8% auraient un carcinome hépatocellulaire et 10% mouraient de complications hépatiques. De plus, un retard jusqu’à la cirrhose du foie (stade F4) augmenterait ces proportions jusqu’à 20 et 25% respectivement.

Il faut noter que les risques d’évènements graves ne tombaient pas à zéro, même après un traitement réussi avec les traitements modernes. La plupart des évènements se produiraient après la guérison des patients qui avaient précédemment soufferts d’une fibrose grave ou d’une cirrhose.

Les retards dans la prise du traitement auraient également des conséquences sur la période pendant laquelle les patients sont contagieux. Cette période se monterait à 5 ans chez les personnes traitées dans l’année, à plus de 15 ans si le traitement était retardé jusqu’à une fibrose grave, et à près de 20 ans s’il était retardé jusqu’à une cirrhose.

Ces résultats soutiennent l’initiation précoce du traitement, avant que le foie ne soit significativement endommagé. Mais une deuxième étude suggère que pour l’instant, près de la moitié des américains vivant avec une hépatite C ont une fibrose grave ou une cirrhose. Ces cas sont concentrés dans la génération du “baby boom”, qui ont actuellement entre 50 et 70 ans.

Résultats de 3 années de dépistage hors les murs de l'hépatite C par TROD


(Rémy AJ et al, CO15), AFEF 2016
Les tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) sont une alternative aux sérologies VHC (prise de sang et attente du résultat). L’équipe mobile hépatites existe depuis juillet 2013 et cible les usagers de drogues, les détenus, les personnes précaires, les SDF, les migrants et les malades psychiatriques, toutes ces personnes étant souvent plus éloignées des soins et des hôpitaux. Dans la région de Perpignan, l’équipe mobile hépatites propose aux personnes atteintes, le dépistage par TROD des virus de l'hépatite C, de l’hépatite B et du VIH, mais aussi la mesure de l'élastométrie hépatique par Fibroscan mobile dans un camping-car aménagé.
L’objectif de ce travail était d’évaluer l’acceptabilité et l’intérêt des TROD VHC dans des populations vulnérables. Des TROD OraQuick® ont été utilisés depuis juillet 2013 dans 19 structures partenaires et lieux extérieurs. Un questionnaire permettait d'établir les facteurs de risque personnels. Les TROD VIH et/ou VHB étaient aussi réalisés si besoin. Une mesure de l'élastométrie hépatique par Fibroscan mobile était effectuée. Un sociologue a interviewé 50 patients pour étudier l'impact et le ressenti du dépistage avancé.
Fin décembre 2015, 2 056 TROD ont été réalisés dont 944 TROD VHC : 42 % en centre de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie et CAARUD (centre d’accueil et d’accompagnement de réduction des risques auprès des usagers de drogues), 22 % en prison et 16 % en unité mobile. Le taux de nouveaux positifs était de 4,9 % avec un maximum à 9,1 % en unité mobile auxquels s’ajoutaient 11,4 % de patients déjà connus mais désirant « confirmation » ou s’étant éloignés du soin. Tous les TROD positifs ont été confirmés par la sérologie. Les patients ayant eu un premier dépistage par TROD représentaient 18 % de la file active totale. Le score moyen d'élastométrie était à 8,1 % kPa ; 83 % des dossiers ont été discutés en réunions de concertation pluridisciplinaire, 59 % ont reçu une décision de traitement, 49 % ont terminé leur traitement par anti-viral direct et 49 % ont eu une réponse virologique soutenue (RVS). L'évaluation sociologique des patients mettait en avant 4 principales qualités du dépistage : gratuité, proximité, rapidité et disponibilité.
Dans cette population, les TROD VHC « hors les murs » sont utiles et efficaces pour dépister de nouveaux patients mais aussi pour inciter des patients connus à un retour vers le soin. L’association du Fibroscan permet un dépistage simultané et instantané de la fibrose hépatique. La prise en charge rapide, ainsi que le traitement qui suit permet d’avoir moins de perdus de vue.

Quelques ressources biblio

Le nouveau rapport sur hépatite C publié en octobre 2016 doit répondre aux nouveaux besoins de prise en charge des personnes vivant avec le virus de l'hépatite C. 


Information aux patients


Si vous êtes en insuffisance hépatique, le Viekirax et l'Exviera sont déconseillés.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter ici l'information du laboratoire AbbVie, sous l'autorité de l'ANSM.

A diffuser largement.