L'hépatite B

Vaccins obligatoires : quelles contre-indications ?

Les chiffres disponibles semblent confirmer que l’extension des obligations vaccinales a permis une nette augmentation de la couverture vaccinale et ainsi de la protection individuelle et de groupe. Cette dernière offre un bouclier sanitaire autour de ceux que l’on ne peut pas vacciner parce que le vaccin leur est contre-indiqué. Mais qui sont-ils ? Qu’est-ce qui contre-indique les  vaccins ?

Alors que certains parents, heureusement rares, sollicitent leur médecin pour établir un certificat de contre-indication à l’approche d’une inscription en crèche ou à l’école - quand ils ne falsifient pas eux-mêmes le carnet de santé - il n’est pas inutile de se poser la question. Le nouvel espace professionnel de vaccination-info-service y répond précisément*.
Contre-indication "à la vaccination"Les immunodéprimés ne peuvent recevoir de vaccins vivants à cause du risque de développement de la maladie dont on cherche à les protéger ; c’est le cas du vaccin ROR  (le deuxième cas mortel de rougeole depuis la reprise de l’épidémie l’an dernier était immunodéprimé), vaccin également contre-indiqué en cas de tuberculose active non traitée, maladies graves du sang ou de l’immunité etc.

Pour les autres vaccins, les contre-indications sont exceptionnelles : ce sont les hypersensibilités aux constituants ou aux résidus à l’état de traces (néomycine, formaldéhyde etc.), ainsi que certains troubles neurologiques. L’allergie à un vaccin doit être documentée et la contre-indication ne concernera que celui-ci : la contre-indication à la vaccination n’existe pas.
Asthme, eczéma, prématurité, affections chroniquesSi une grosse fièvre ou une infection aiguë amène à repousser l’injection, les épisodes infectieux mineurs, les dermatoses (eczéma compris, même si dans la famille il y a des allergiques, même à certains vaccins), l’asthme, la plupart des affections chroniques et même la prématurité ne contre-indiquent pas la vaccination, bien au contraire souvent !

Santé publique France rappelle que les médecins doivent se rapporter au calendrier des vaccinations publié chaque année. Tout faux certificat de vaccination expose le médecin responsable (irresponsable ?) à des sanctions pénales pour rédaction de faux document et pour violence ou homicide involontaire s’il entraine des préjudices au patient. Car bien sûr, le faux expose surtout l’enfant (voire la communauté) à la maladie ou aux maladies concernées !

En cas de doute, les crèches ont des médecins responsables désignés. Mais avec 11 vaccins à vérifier pour les directeurs d’établissement, et vues les difficultés de la médecine scolaire, qui va vérifier les vaccinations à l’école ?

* http://professionnels.vaccination-info-service.fr/Aspects-pratiques

Dr Blandine Esquerre, http://www.jim.fr, 18/10/2018

Fiche technique

Le danger du VHB :

- il est contagieux, résistant et chronique

- il est 100 fois plus contagieux que le VIH

La contamination a souvent lieu à l'âge adulte alors vaccinez-vous AVANT!

Ce virus peut être assez bénin mais il peut aussi évoluer vers une hépatite aiguë ou une hépatite chronique et avoir une réelle incidence sur le foie.
Lire la suite

Hépatite B : l’OMS veut renforcer la vaccination

le 06-05-2017

L’organisation mondiale de la santé (OMS) affirme la nécessité d’augmenter la prévention des infections par le virus l’hépatite B en Europe, en vaccinant les nouveau-nés dans les 24 premières heures de vie.

Lire la suite 

Obligation vaccinale des professionnels de santé

Dans son avis (octobre 2016), le Haut Conseil de la Santé Publique considère toujours que la vaccination contre l'hépatite B est une obligation pour les professionnels de santé. Il demande également que les vaccins obligatoires soient disponibles en forme monovalente.

Pour plus d'info, c'est ici, et vous pouvez également prendre connaissance du rapport sur la politique vaccinale suite à la concertation citoyenne.  

Néanmoins, le CHV attire votre attention sur la situation de pénurie de vaccin contre l'hépatite B. Tous ces voeux et recommandations pourraient donc n'être pas suivis de faits...

La vaccination en institution psychatrique : une étape incontournable

L’hépatite B est un virus qui s’attaque au foie et qui présente de vrais dangers. Il se transmet par contact avec le sang ou d’autres fluides corporels provenant d’une personne infectée (principalement par transmission sexuelle). Durant la phase aigüe, ce virus reste souvent asymptomatique mais les liquides et sécrétions naturelles du corps - sang, sperme, sécrétions vaginales, salive - restent hautement contagieux. Quand il y a des symptômes, un des plus reconnaissables est la jaunisse (peau jaune voire orangée, blanc des yeux jaune, urines foncées et selles décolorées). En général, le diagnostic est facile avec ces symptômes et la sérologie confirme l’hépatite B aigüe. Les personnes avec ces signes ont plus de chances d’éradiquer eux-mêmes l’hépatite B. D’autres symptômes sont possibles, et moins typiques. Ils peuvent ressembler à ceux de la grippe (fatigue, frissons, courbatures) et toucher le patient sur une durée variable, de 2 à 6 mois environ.

Lire la suite

Réactivation du virus de l'hépatite B ?


Mars 2016 : L’Agence Européenne du Médicament a demandé une réévaluation des traitements contre l’hépatite C, à base d’antiviraux à action directe (AAD). Des soupçons existent en effet sur une possible réactivation du virus de l’hépatite B suite à ce traitement.

Plusieurs études récemment publiées viennent en effet de mettre en évidence une possible réactivation du virus de l’hépatite B (HBV) chez des patients co-infectés par le virus de l’hépatite C (HCV) et ayant reçu un traitement à base d’AAD.

Vous êtes étranger résidant en France et vous avez une hépatite

➜ Les hépatites virales (VHB et VHC)
L’annexe II de l’arrêté du 5 janvier 2017 rappelle que
« les moyens nécessaires à un suivi efficace et adapté
de ces pathologies ne sont habituellement pas
accessibles dans l’ensemble des pays en développement». Le ministère de la Santé renvoie également au rapport d’experts de 2016 relatif à la « prise en charge thérapeutique et suivi de l’ensemble des personnes infectées par le virus de l’hépatite C »...(Page 4 de la brochure de l'Observatoire du Droit à la Santé des Etrangers).

Lire la suite

Quelques ressources biblio