Le cancer du foie

Actualités autour des traitements du Cancer du foie
mars 2019

Du nouveau dans les traitements contre le cancer du foie :
Nous ne le répèterons jamais assez, le meilleur traitement contre le cancer du foie ou carcinome hépatocellulaire (CHC), est de le dépister tôt. Dès lors, vous pourrez bénéficier des traitements à visée curative : la chirurgie ou la transplantation.
Si vous avez des antécédents, il faut penser à effectuer une échographie tous les six mois en cas de cirrhose et une échographie tous les ans en l'absence de cirrhose.
 
Une fois ces mises en garde effectuées, sachez que le cancer du foie bénéficie d’évolutions thérapeutiques.
 
Ainsi, nous en avons déjà parlé (voir ici), la radioembolisation ou radiothérapie interne sélective est un traitement possible et efficace sous certaines conditions pour combattre le CHC.
La Haute Autorité de Santé a estimé que les dispositifs proposés en France, Therasphère et Sir-Sphère apportaient une amélioration dans la prise en charge du CHC et de fait qu’il devaient être remboursés par l’Assurance maladie
Le produit de la société Sirtex est remboursé depuis mars 2019 (voir arrêté et CP) et celui de la société Thérasphère depuis décembre 2018 (voir arrêté).
Ces décisions vont permettre un meilleur développement de ces techniques de soin qui étaient jusqu’à présent utilisées de manière confidentielle. L’utilisation de ces dispositifs demande une étroite collaboration entre les chirurgiens, médecins nucléaires, et radiologues mais cette technique a l’avantage de provoquer peu d’effets secondaires.
 
Par ailleurs, d’autres traitements sont actuellement en cours d’évaluation :
-       Le Cabométyx (laboratoire IPSEN), un traitement oral par chimiothérapie ;
-       Le Lenvima (laboratoire EISAI), un traitement oral par chimiothérapie.




La radioembolisation : un dispositif à connaître


La radioembolisation (ou SIRT) est une technique faisaient partie de la radiologie interventionnelle en oncologie. La radiologie interventionnelle est une technique mini-invasive réalisée par un radiologue permettant le traitement des tumeurs hépatiques de manière précise en s’aidant des images délivrées par un scanner, une IRM ou une échographie.
La radioembolisation permet d’injecter directement dans l’artère qui alimente tumeur hépatique de petites billes de résine chargées de radio activité qui permet de délivrer une grosse dose de radio activité dans la tumeur et de préserver les organes qui n’ont pas besoin d’être traités. Le traitement est très ciblé. 

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La Haute Autorité de Santé a considéré en novembre 2018 que la radioembolisation améliorait (de manière mineure) le service attendu (ASA). Depuis mars, la radioembolisation proposée par Sirtex est éligible au remboursement dans le cadre du cancer du foie (sous certaines conditions, car tous les cancers du foie ne sont pas éligibles à cette technologie). Si l'allongement de la durée de vie n'a pas été retenu, l'amélioration de la qualité de vie pour les patients traités a été valorisée. 

Pour accéder à l'avis de la HAS, c'est ici

Hépatite C : après la guérison, le risque de cancer du foie maintenu par une mutation épigénétique
mars 2019

Pour le première fois, des chercheurs de l'université de Strasbourg, dirigés par Thomas Baumert (Unité Inserm U1110), montrent que des modifications épigénétiques provoquées par le virus de l'hépatite C (VHC), avant son élimination de l'organisme, sont responsables d'un surrisque de carcinome hépatocellulaire (CHC). 

Le VHC est un virus à ARN qui n'intègre pas son génome à celui de la cellule qu'il infecte. Toutefois, selon une publication dans la revue « Gastroenterology », il a tout de même un impact sur le génome des hépatocytes, sous la forme de modifications épigénétiques et plus précisément de certaines acétylations au niveau des histones 3.

Les chercheurs ont analysé le contenu de biopsies hépatiques de plus de 50 patients : 6 patients contrôles non infectés, 18 patients ayant une infection chronique encore non traitée, 8 patients dont l'infection a été guérie grâce à un traitement antiviral à action directe (AAD), 13 patients dont l'infection a été traitée avec l'interféron, 4 patients atteint d'une infection chronique par le virus de l'hépatite B, et 7 patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique. Ils ont également analysé les tissus hépatiques de souris dotées d'un foie humanisé.

Un effet sur les gènes de l'inflammation et de la tumorogenèse

Une altération était commune à tous ces patients : la mutation H3K27ac au niveau de l'histone 3. Cette modification change la structure 3D de la chromatine et donc l'expression de certains gènes de réponse inflammatoire, ainsi que d'autres impliqués dans la tumorogenèse.

Même éradiqué par un traitement antiviral à action directe, le virus de l’hépatite C laisse ces traces persistantes, qui maintiennent un surrisque de carcinome hépatocellulaire (CHC), particulièrement en cas de fibrose avancée. Cette modification épigénétique est d'autant plus persistante que le traitement a été tardif et que la fibrose du foie est avancée. Les altérations identifiées par les chercheurs chez les patients traités par AAD sont les mêmes que celles retrouvées chez des patients traités par interféron. 


Source : Lequotidiendumedecin.fr


Congrès du foie 2018. 
Le carcinome hépatocellulaire, ou en sommes-nous ?


 Du nouveau dans les traitements contre le cancer du foie :
Nous ne le répèterons jamais assez, le meilleur traitement contre le cancer du foie ou carcinome hépatocellulaire, est de le dépister tôt. Dès lors, vous pourrez bénéficier des traitements à visée curative : la chirurgie ou la transplantation.
Si vous avez des antécédents, il faut penser à effectuer une échographie tous les six mois en cas de cirrhose et une échographie tous les ans en l'absence de cirrhose.

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Nouvelle méthode pour améliorer le diagnostic du cancer du foie


La société singapourienne Restalyst élabore une nouvelle méthode pour améliorer le diagnostic du cancer du foie

Protéine membranaire, alfaprotéine et âge sont les trois composantes de cet algorithme qui permet d'améliorer la détection du cancer du foie, en le distinguant d'éventuelles autres pathologies hépathiques.

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Cibler l’addiction aux acides gras des tumeurs du foie β-caténine : une promesse thérapeutique ?



Les carcinomes hépatocellulaires (CHC) constituent à ce jour la deuxième cause de mort par cancer dans le monde. Les chercheurs de l’Institut Cochin, ont montré dans un article publié le 12 avril 2018 dans la revue Gut que, contrairement à la majorité des CHC qui utilisent le glucose comme fournisseur principal d’énergie, les CHC activés pour l’oncogène β-caténine utilisent une catégorie spécifique de lipides : les acides gras. Ils démontrent que cette source d’énergie est importante à la fois pour l’initiation du processus tumoral et pour la progression tumorale.

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Quels événements cliniques après le traitement par AVD après 18 mois de suivi ?

France, Cohorte ANRS HEPATHER, mars 2017

L’infection virale C peut conduire à la cirrhose, au carcinome hépatocellulaire (CHC), à la décompensation de cirrhose et au décès. Ces événements cliniques ont été déterminés chez des patients traités par antiviraux directs (AVD) dans la cohorte ANRS HEATHER (cohorte française, de suivi à long terme, incluant 15 000 patients porteurs du VHC et 10 000 porteurs du VHB dans 32 centres).

Au total, 2 156 patients porteurs du VHC, sans antécédents de CHC ou de décompensation de cirrhose, ayant débuté un traitement par AVD entre janvier 2013 et octobre 2014 ont été analysés. Les patients ont été suivis jusqu'en janvier 2016, pendant une durée moyenne de 18 mois (16-20). L’âge moyen était de 58 ans, 62% sont des hommes et 63% ont une cirrhose, le génotype majoritaire est le 1 et 23 % des patients étaient naïfs. Avec différentes combinaisons d’AVD, 90 % de ces patients ont eu une guérison virologique. Au total, 31 personnes sont mortes, dont 10 décès de cause hépatique, 94 CHC ont été dépistés et il y a eu 48 décompensations hépatiques.

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Pourquoi avoir mené une enquête sur le carcinome hépatocellulaire ?

En 2015, le cancer du foie est l’un des cancers ayant la mortalité la plus élevée, alors que d’énormes progrès ont été réalisés sur les thérapies, mais encore faut-il dépister le cancer. La lutte contre le cancer associé aux hépatites virales est l’un des objectifs du nouveau plan cancer 2014-2019.

Le Collectif Hépatites Virales veut promouvoir les bonnes pratiques du dépistage du Carcinome Hépatocellulaire (CHC) en se faisant le relais du rapport de recommandations 2014 sur la Prise en charge des personnes infectées par les virus de l’hépatites B ou de l’hépatite C.
Ce projet a eu pour but de vous informer de l’utilité de ce dépistage souvent trop espacé par rapport aux recommandations officielles, ce qui aboutit à des découvertes de CHC tardives, et complique considérablement la prise en charge (traitements moins efficaces, palliatifs, greffes, décès, …).
Un CHC dépisté très tôt peut être guéri dans une majorité de cas. Mais le dépistage du CHC est très mal appliqué en France, 80% des tumeurs sont trop évoluées au moment du diagnostic pour les traitements curatifs. La survie des patients atteints de CHC reste très faible, de 20% à 2 ans et 5% à 5 ans.

Lorsque les patients en cirrhose ont un dépistage tous les 6 mois, le CHC est diagnostiqué au stade curable dans 75% des cas, grâce aux progrès des thérapies. Des études confirment le rôle du diabète dans la survenue d'un CHC sur cirrhose.

Dans le cas de l’hépatite C, si le virus est traité par une thérapie avec succès, il faut continuer le dépistage, car après guérison virologique du VHC, il y a une diminution du risque de CHC (risque divisé par 4), mais il persiste et des cas de CHC survenant plus de 10 ans après éradication sont connus, justifiant la poursuite du dépistage.

Afin de connaître votre prise en charge pour se positionner en relais auprès des professionnels de santé mais aussi pour vous permettre de savoir si vous êtes bien suivi, le CHV vous a proposé de répondre à un questionnaire dont voici les résultats.

Merci de votre participation, le CHV

Le suivi après guérison virologique du VHC est essentiel

Le suivi après guérison virologique du VHC est essentiel
Il est important d’assurer un suivi médical des personnes dont le VHC a été éradiqué virologiquement (le VHC a été éliminé du corps), car la fibrose reste et le suivi doit être poursuivi plusieurs années après cette éradication, voire toute la vie.
Ce suivi doit être continu pour les personnes qui avaient un stade de fibrose F3 ou F4 au moment du traitement. Elles doivent avoir une échographie du foie tous les six mois et un suivi de la fibrose pour certains. Le risque de carcinome hépatocellulaire (cancer du foie) est réel et la moitié de ces cancers surviennent dans les quatre ans après "guérison". Mais c’est parfois dix ans après. Dans la réalité, le suivi a tendance à s’effilocher avec les années, notamment quand il est transféré au médecin généraliste, ou du fait du patient qui pense « être guéri » et ne vient plus aux consultations et ne fait pas les échographies. D’où l’importance de rappeler l’intérêt de ce suivi semestriel tant la précocité de détection est un facteur déterminant pour mieux traiter le cancer s’il apparaît.


Les éléments généraux de suivi post guérison pouvant avoir un impact sur l’état du foie dans le temps sont la consommation d’alcool, d’opiacés (et donc de maintien ou non d’un traitement substitutif), de cocaïne, de nouvelles drogues de synthèses et le surpoids (risque de NASH). Toutes ces drogues, l’alcool et la stéatose du foie peuvent aggraver la fibrose et mener à la cirrhose ou aggraver la cirrhose. Certains traitements peuvent donner ou aggraver le surpoids et donc la stéatose du foie. La prescription de méthadone et d’olanzapine peut faire prendre plusieurs kilos. Le traitement par AVD lui-même entraine une prise de poids chez certains patients, ce sont en général les plus de 60 ans, mais il n’est pas rare que des personnes plus jeunes, ayant eu les AVD et une éradication virologique prennent du poids, parfois plus de 10 kg, sans trop savoir pourquoi. Ces personnes doivent avoir un suivi de la fibrose et un dépistage du CHC, à vie…

ML, 2016

Retarder le traitement contre l’hépatite C conduit au cancer du foie et au décès

Le modèle mathématique a été basé sur les données issues des hommes qui ont des rapports avec des hommes en Suisse.
Il a constaté que si le traitement avec les médicaments les plus récents avait commencé dans l’année qui suivait le diagnostic, 2% des patients finiraient par avoir un carcinome hépatocellulaire (CHC), un type de cancer du foie, et 3% mourraient de complications liées au foie. Il n’y avait aucun bénéfice à commencer le traitement dans le mois qui suivait le diagnostic plutôt que dans l’année.
Par contre, si le traitement était retardé jusqu’à ce que les patients souffrent d’une fibrose du foie grave (stade F3), 8% auraient un carcinome hépatocellulaire et 10% mouraient de complications hépatiques. De plus, un retard jusqu’à la cirrhose du foie (stade F4) augmenterait ces proportions jusqu’à 20 et 25% respectivement.
Il faut noter que les risques d’évènements graves ne tombaient pas à zéro, même après un traitement réussi avec les traitements modernes. La plupart des évènements se produiraient après la guérison des patients qui avaient précédemment soufferts d’une fibrose grave ou d’une cirrhose.
Les retards dans la prise du traitement auraient également des conséquences sur la période pendant laquelle les patients sont contagieux. Cette période se monterait à 5 ans chez les personnes traitées dans l’année, à plus de 15 ans si le traitement était retardé jusqu’à une fibrose grave, et à près de 20 ans s’il était retardé jusqu’à une cirrhose.
Ces résultats soutiennent l’initiation précoce du traitement, avant que le foie ne soit significativement endommagé. Mais une deuxième étude suggère que pour l’instant, près de la moitié des américains vivant avec une hépatite C ont une fibrose grave ou une cirrhose. Ces cas sont concentrés dans la génération du “baby boom”, qui ont actuellement entre 50 et 70 ans.

Mars 2015

Prévention du cancer

Un petit test rapide proposé par l'Institut National du Cancer pour savoir si toutes vos habitudes sont bonnes à conserver :
Réduire vos risques de cancers : faites le test !

Actualités autour des traitements du Cancer du foie
mars 2019

Du nouveau dans les traitements contre le cancer du foie :
Nous ne le répèterons jamais assez, le meilleur traitement contre le cancer du foie ou carcinome hépatocellulaire (CHC), est de le dépister tôt. Dès lors, vous pourrez bénéficier des traitements à visée curative : la chirurgie ou la transplantation.
Si vous avez des antécédents, il faut penser à effectuer une échographie tous les six mois en cas de cirrhose et une échographie tous les ans en l'absence de cirrhose.
 
Une fois ces mises en garde effectuées, sachez que le cancer du foie bénéficie d’évolutions thérapeutiques.
 
Ainsi, nous en avons déjà parlé (voir ici), la radioembolisation ou radiothérapie interne sélective est un traitement possible et efficace sous certaines conditions pour combattre le CHC.
La Haute Autorité de Santé a estimé que les dispositifs proposés en France, Therasphère et Sir-Sphère apportaient une amélioration dans la prise en charge du CHC et de fait qu’il devaient être remboursés par l’Assurance maladie
Le produit de la société Sirtex est remboursé depuis mars 2019 (voir arrêté et CP) et celui de la société Thérasphère depuis décembre 2018 (voir arrêté).
Ces décisions vont permettre un meilleur développement de ces techniques de soin qui étaient jusqu’à présent utilisées de manière confidentielle. L’utilisation de ces dispositifs demande une étroite collaboration entre les chirurgiens, médecins nucléaires, et radiologues mais cette technique a l’avantage de provoquer peu d’effets secondaires.
 
Par ailleurs, d’autres traitements sont actuellement en cours d’évaluation :
-       Le Cabométyx (laboratoire IPSEN), un traitement oral par chimiothérapie ;
-       Le Lenvima (laboratoire EISAI), un traitement oral par chimiothérapie.


Radioembolisation +
chirurgie 
=
survie augmentée ?

La radioembolisation associée à une chirurgie permet une augmentation de la survie globale de près de 80% à 2 ans pour les patients éligibles à la radioembolisation.

Cancer du foie, toutes les chances sont-elles de votre côté ?






Les recos de la Société Nationale Française de Gastro-entérologie







Ce poster a été présenté aux 17èmes Journées de l'AFEF, Société française d'Hépathologie, en septembre 2016.