La greffe

Le plaidoyer du CHV et de TRT-5 entendu lors de l'AFRAVIH
 

Si vous souhaitez consulter la présentation, c'est ici ;

Si vous souhaitez visionner le discours de clotûre-idées fortes de l'AFRAVIH, c'est ici.

Enfin, si vous souhaitez rejoindre les signataire de l'Appel de Bordeaux, c'est ici.


Sur la question spécifique de la greffe hépatique, vous pouvez prendre contact avec Transhépate, membre du CHV. 

La greffe solidaire entre séropositifs


La greffe de foie consiste à remplacer le foie chez un malade dont le foie est en très mauvais état et ne fonctionne plus, par l’intégralité ou plus rarement une partie du foie d’un donneur décédé. La greffe de foie, ou transplantation hépatique (TH) est le traitement de la dernière chance des malades du foie en stade terminal. 

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La greffe solidaire

La greffe solidaire consiste à permettre à des personnes vivant avec le VIH de donner leurs organes à des personnes elles-mêmes porteuse du VIH.

L'Agence  de la Biomédecine a décidé d'inscrire la transplantation entre personne vivant avec le VIH dans son prochain plan quinquénal qui a commencé en 2017. Cela témoigne d'une volonté de cette dernière de faire augmenter le nombre de greffons disponibles en faisant, s'il le faut, bouger les lignes règlementaires. Cette transplantation devrait d'ailleurs être rendue possible à titre dérogatoire, comme cela a été le cas pour les transplantations d'organe VHC et VHB+.

Le CHV s'efforce de mobiliser les différents acteurs institutionnels sur le sujet pour que cette greffe soit rendue possible. Le directeur général de la santé a saisi en 2016 l'ANSM qui a mis en place d'un Comité Scientifique SpécialisteTemporaire (1er semestre 2017).

Pour participer au sondage et donner votre avis sur la greffe solidaire, c'est ici.

Devant un bilan à la fois positif (les progrès de la greffe et des immunosuppresseurs, les nouvelles molécules anti-VHC etc.) et négatif (la pénurie récurrente de greffons, le moins bon taux de survie des co-infectés), les membres du CHV et du TRT-5 veulent soutenir deux idées : la révision du score MELD, qui défavoriserait les co-infectés et la possibilité de pouvoir faire des greffes entre séropositifs, c'est-à-dire pouvoir prélever des organes sur des personnes séropositives décédées (et consentantes avant leur mort) et pouvoir les greffer à d’autres séropositifs ayant besoin d’une greffe (rénale, hépatique..).

Si vous souhaitez connaître les résultats du sondage fin 2016, c'est ici.

La greffe de foie liée aux hépatites

La multiplication du virus de l’hépatite C (VHC) ou B (VHB) dans le foie provoque peu à peu une fibrose (le foie devient de plus en plus dur), qui en s’aggravant arrive au stade de cirrhose (stade de fibrose avancée où le foie, organe qui épure le sang, n’arrive plus à fonctionner correctement car la circulation sanguine dans le foie est entravée). Une fois la cirrhose installée, deux grandes complications peuvent survenir : la décompensation et/ou le cancer du foie, le carcinome hépatocellulaire (CHC). La cirrhose peut empirer, plus ou moins vite et se décompenser, avec son cortège de complications dues à la mauvaise circulation du sang dans le foie : l’ictère (couleur jaune de la peau), l’ascite (accumulation de liquide dans l’abdomen), l’hémorragie par rupture des varices œsophagiennes, l’encéphalopathie (confusion mentale transitoire due à l’accumulation de toxines que le foie n’arrive plus à éliminer) etc. C’est à ce stade que la greffe est faite, après le bilan pré-greffe, l’inscription sur une liste d’attente nationale et l’attente d’un greffon disponible. 

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Bilan et perspectives : le don d'organe

L’Espagne compte 40 donneurs par million d’habitants contre 27,4 par million de personnes en France.
En Espagne, le taux de refus avoisine les 15 % alors qu’il a atteint 29.6 % en France en 2017.
 
Même si le taux de refus diminue (plus de huit Français sur dix se déclaraient favorables au don de leurs organes après leur décès en 2016), il reste des progrès à faire car le nombre de personnes en attente de greffe ne cesse de croître. En 2016, 22.617 patients étaient en attente d’un organe, soit plus du double d’il y a 20 ans. La même année, 5 891 organes ont été greffés en France, ce qui représente une hausse de 17 % depuis 2012. Cette augmentation s’explique par le vieillissement de la population et par le succès croissant de la greffe, ce qui a conduit à un élargissement des indications.



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Prélèvement d'organes : le dialogue empathique avec les proches au cœur des bonnes pratiques


L'arrêté relatif aux règles de bonnes pratiques relatives à l'entretien avec les proches dans le cadre d'un prélèvement d'organes et de tissus sur personne décédée est paru ce 25 août 2016 au Journal officiel. Le texte, proposé par l'Agence de la biomédecine (ABM) était très attendu depuis les débats qu'avait suscités la réaffirmation du principe du consentement présumé dans la loi Santé du 26 janvier 2016. Au 1er janvier 2017, selon les nouvelles modalités, « le médecin informe les proches du défunt, préalablement au prélèvement envisagé, de sa nature et de sa finalité (...). Ce prélèvement peut être pratiqué sur une personne majeure dès lors qu'elle n'a pas fait connaître, de son vivant, son refus d'un tel prélèvement, principalement par l'inscription sur un registre national automatisé prévu à cet effet. Ce refus est révocable à tout moment. »

L'arrêté précise à l'adresse des professionnels de santé les finalités de l'entretien avec les proches : informer sur la nature, la finalité et les modalités du prélèvement en cas de non-inscription sur le registre national des refus (PNR), permettre à la coordination hospitalière (CHPOT) de recueillir des informations sur les antécédents médicaux du défunt et les circonstances du décès, et recueillir l'éventuelle expression d'un refus de prélèvement de la part du défunt, de son vivant.

L'arrêté décline ensuite les modalités de préparation (entre le médecin en charge du défunt, l'équipe de CHPOT et autant que possible un membre de l'équipe paramédicale) puis de déroulement de l'entretien avec les proches, en rappelant qu'il est en soi un acte de soin fondé sur des principes éthiques, et qu'il participe de la démarche de deuil. L'accent est mis sur la qualité du cadre relationnel instauré entre équipe et proches, qui doit être un « dialogue empathique et respectueux du vécu »des endeuillés.

L'arrêté propose à titre indicatif une chronologie de l'entretien depuis l'accueil des proches jusqu'à la restitution des corps, en insistant sur la compréhension et acceptation de la réalité du décès, qui doit précéder l'information sur le prélèvement.

Registre national des refus, mais aussi dossier médical

Autre texte attendu, le décret du 11 août explicite les modalités d'expression du refus de prélèvement qui entreront en vigueur au 1er janvier 2017. Outre l'inscription au registre national automatisé – géré par l'ABM – qui est le moyen principal, une personne peut aussi exprimer son refus par écrit et confier à un proche ce document, qui sera déposé dans son dossier médical. Dernière possibilité, un proche d'un défunt peut faire valoir le refus de prélèvement dans un document écrit, inséré dans le dossier médical, mentionnant le contexte et les circonstances de son expression.

Un refus de prélèvement de tout ou partie des organes et tissus est révisable et révocable à tout moment ; l'équipe de coordination hospitalière tient compte de l'expression la plus récente.


Source : Lequotidiendumedecin.fr, août 2016